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Le concepteur rédacteur est un spécialiste de la communication écrite. Formules chocs, textes courts ou longs, baselines, recherche de concepts… il intervient sur différents supports print et Internet. Vous découvrirez ici différentes facettes de mon métier et différents styles d’écriture. Cet espace est aussi un lieu d’échanges, ouvert à tous ceux qui sont sensibles à l’écrit et aux choses de la vie. Une petite fenêtre sur le vaste monde pour brasser nos différences. Bienvenue !

Lignes de rimes

Débris de rêve

Oiseau du paradis, sais-tu que dans nos songes
Nous avons vu l’enfer
Dans le ciel grand ouvert où flottaient d’autres songes
Aussi froids que l’hiver
Nous étions tous venus chercher l’intarissable
Source d’éternité
Mais nous n’avons bu que l’eau de pluie acide
Dans les gouffres du diable
Peut-être aurions-nous pu goûter à l’innocence
Aux creux de nos mains moites
Si nous t’avions trouvé dans la forêt d’encens
Mais tu n’as pas chanté

Combien

Combien d’un ténébreux voyage se noient, meurent ou s’écrasent
Combien s’en sont allés chercher l’inexistant
Et combien souvent ne sont point revenus

Toi

Tes yeux sont les miroirs de mon imaginaire
On y voit des prés verts et on y voit la mer
Il y a aussi le ciel, le soleil et même l’univers

Saint-Denis, Ile de La Réunion

Quand le soir tombe noir
Sur l’île promontoire
Que la houle écume ses incessants fracas
Sur les canons fiers tenant le Barachois
Quand la ravane roule ses langueurs telluriques
Des complaintes s’élèvent au rythme du maloya
Et font danser les ombres sur des chants nostalgiques
Quand la clameur s’évanouit nos âmes en suspens
S’élèvent des abîmes pour retenir l’instant

On m'a dit

On m’a dit que l’absence
Bien plus que le silence
Sème l’oubli et la désespérance
Comme l’ombre s’étend et agrandit le vide
Une terre délaissée chante encore en moi
Rhapsodie de l’exil des rêves apatrides
Ile de mes ailleurs et de mes autrefois
Tu as bercé l’enfant ivre d’aventures
Et serti l’horizon de souvenirs-blessures

Une histoire d'amour

Ce que tu crois savoir n’est autre qu’illusions
Fausses amies sans gloire, avortons des passions
Sans monde et sans repères, exigeant à ton âme
Qu’elle s’en aille éteindre l’insaisissable flamme
L’amour est ce grand vide où l’on bâtit des tours
Des châteaux et des villes, des jardins, des pays
Sais-tu qu’en un clin d’Å“il on oublie les contours
Qu’il faudrait lui donner pour qu’il soit éternel
Me diras-tu encore qu’en contemplant le ciel
On a l’impression d’être le firmament

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