Tes yeux sont les miroirs de mon imaginaire
On y voit des prés verts et on y voit la mer
Il y a aussi le ciel, le soleil et même l’univers
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Télégramme
Encore un matin, encore une nuit, rien ne les déchire, rien ne les arrête, les pages du temps reprennent le combat. Encore une nuit, encore un matin, rien ne les inquiète, rien ne les dépasse, rayés à présent, instants du passé. Encore un matin, encore une année, bourrés de promesses si souvent rompues : souvent…
Au jour succède un jour
Ton silence m’exile Où s’étiole le monde Il écorche et jubile Des heures infécondes Je chercherai tes yeux Pour y fondre mon cur Toi qui me dis adieu Lorsque tout te fait peur Ton silence m’exile Au cœur de tes errances Tu me vois délébile Quand pleuvent les souffrances Au jour succède un jour Je…
On naît si imparfait…
Dans la lueur du jour, sur les chemins de terre Un songe me transporte au-delà de mes pas Pourrai-je encor, demain, m’éprendre de l’éther Et confier au Levant le chant de mes trépas J’ai feint tant de bonheurs pour vaincre l’incertain Et bercé l’inutile en m’éloignant du monde J’ai vu le bleu des jours et…
Lettre à l’homme qui meurt…
N’oublie pas que la vie nous égare parfois Et qu’il faut des blessures pour retrouver en soi L’espérance et l’envie d’aller bien au-delà Des grands ciels blafards et des nuits sans éclat Lorsque le monde implose, n’oublie pas qu’il y a Un monde qui repose entre chaos et gnose Il imprègne les songes des instants…
Entends-tu, cœur étrange…
Tous ces maux que l’on donne Au monde qui titube Sont des airs que chantonnent Les lugubres succubes Disent-ils l’insolence De nos craintes puériles Clament-ils l’impatience De nos désirs fébriles Je cherche une lumière Quelque rêve synchrone Sur les rives d’hier Où frémissent les aulnes Où puiser ce silence Qui contient l’infini Et l’auguste innocence…
À chaque seconde l’éternité vacille
Tu es le vent léger assoiffé de voyages Tu es de mille ciels, de tous les paysages Je suis l’aube immobile, aride et solitaire Je suis l’île lointaine où s’exile l’éther Et quand nos cœurs en vrac immolent leurs guenilles À chaque seconde, l’éternité vacille

