Quand tes mains auront fait les contours de ma vie
Dessiné les chemins où serpentent mes jours
Sauras-tu me montrer, au-delà de l’envie
Ces sillons incertains où fuguent mes toujours

Entends le chant du vent, il parle des mystères
Du destin qui éclôt, de l’être qui se fane
Sais-tu que l’infini consacre l’éphémère
Dans la lueur du jour mordorée et diaphane

J’ai cherché, j’ai aimé, tes aubes flavescentes
Qui insufflent au cœur de nouvelles ardeurs
Et j’ai bu à ta source. Et l’onde opalescente
A nourri mes visions d’improbables splendeurs

Crois-tu que l’horizon inspire les errances
De l’homme qui s’éprend du chant de l’Apsara
Le monde a beau pétrir son âme d’innocence
L’argile ne dit pas la forme qu’elle aura