J’étais un océan qui balbutiait des mots
J’étais une syllabe que répétait l’écho
Vide d’immensité, une poussière d’étoile
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Me diras-tu mon âme…
Je te cherche partout dans le vide et le plein Dans la grande lumière et l’opaque nuée Mais mon cœur aveuglé m’a laissé orphelin De l’éclat que l’aurore offre aux fleurs en buées Souvent l’errant se perd sans trouver l’évidence Au-delà des vécus dans son monde d’airain Il espère un chemin de paix et d’abondance…
Poussée d’érotisme
Je veux pour karma perle du kama çutra Les courbes de ton corps inspirées des Veda Lignes vertigineuses d’où naissent les fantasmes Aussi rouges que tes lèvres humectées de spasmes Mes mains se sont posées sur tes formes haletantes Et se sont mêlées à tes longs cheveux noirs Ma bouche sur ta nuque embrasant ta…
Confidences inachevées
Elle se sentait née pour souffrir le martyre Ne voyait en la vie qu’éternelles douleurs Quand penchée sur son lit où couchait son désir De n’être qu’une étoile éteinte par malheur Elle, je l’ai connue douce et mélancolique Rivée à l’épave des blessures antiques Sanglotant sur sort, elle en masquait les trames Oubliant la beauté…
Saurez-vous les saisons
Saurez-vous les saisons Que l’ivresse flouait Lorsque la nuit sombrait Jusqu’à perdre raison Et si vos lunes noires Pouvaient dire mes deuils Que le silence effeuille Lorsque tombe le soir Je fuirais les chagrins Et leurs mornes prairies Pour les plaines fleuries De vos matins sereins
Il est tant de silences que je n’ai pas vécus…
Je ne suis pas venu chercher dans les décombres Les amours révolues prostrées dans la pénombre Les vérités fragiles que de frêles secondes Impriment sur nos vies austères et infécondes Faut-il glorifier l’éphémère insipide Dont la beauté factice camoufle le grand vide D’une âme qui languit d’avoir été meurtrie Alors qu’elle espérait s’ouvrir à l’infini…
spleen bleu-noir
Je suis un cimetière livide comme le présent Je suis une croix de bois plantée dans l’avenir Un jeune vaisseau fantôme qui gicle sous les houles Du port d’où je viens il n’y a aucun secret Du port que je fuis je suis médiocrité Guidés par le néant des phares ou des étoiles Mes jours…

