À ces mots qui reviennent s’abreuver dans nos verres
D’alcool qui enlèvent au mystère son voile
Muses psychédéliques accrochées à la brume
Enrobent des îles de vapeurs d’agrumes
Des voix s’égarent là et en toute paresse
Soulignent l’horizon qui guette leur ivresse
Publications similaires
Elle dit
Elle dit que toute l’année son cur est en automne Elle dit que chaque espoir est une déchirure Elle dit que l’avenir ravive les blessures Elle dit que le présent est un temps monotone Il y a eu tant d’amour, il y aura tant de haine Qui naîtra des instants qu’elle voulait absolus Les amants…
Vos yeux
Vous qui n’entendez plus les appels insistants Des passés disloqués, des temps sans remontoirs Vos rêves dissolus dans la brume et le vent Délivrent à l’écho d’insondables histoires Votre cœur est un puits où la source s’abreuve Et recherche en silence un ailleurs sans chimères Vous êtes le chemin qui déroute l’épreuve Et le vide…
Les dieux ne m’ont pas dit
Les dieux ne m’ont pas dit à quoi servait la vie Les lignes de mes mains en gardent les secrets J’aurais voulu pourtant aux soirs des nostalgies Voir les reflets grisants d’une vraie destinée Les diseuses de bonne aventure se sont tues Fastidieux espoirs, rêves déchus d’avance Les sombres lumières de l’hiver ont dansé Sur…
Je t’écris de si loin…
Toi qui sevrais le monde et chambrais les matins Vois-tu venir le sombre essaimer ses noirceurs Dans les songes naissants des hommes sans destin Je t’écris de si loin, où frémissent les heures Lorsque l’ombre se fond dans les arbres qui bougent Tes larmes sont des fleurs qu’effeuille le malheur Tes yeux sont les reflets…
De rêves et de vides
Es-tu fait de rêves ou simplement de vides Pour parcourir le monde enfant de liberté En quête des visions, les seules vérités Qui ravivent l’envie lorsque la vie s’évide Toi qui fuis les tourments des nymphes d’Hespérides Des cruelles naïades et leur fourbe beauté Toi qui ris des furies et des divinités Tu t’éprends certains…
Lettre à l’homme qui meurt…
N’oublie pas que la vie nous égare parfois Et qu’il faut des blessures pour retrouver en soi L’espérance et l’envie d’aller bien au-delà Des grands ciels blafards et des nuits sans éclat Lorsque le monde implose, n’oublie pas qu’il y a Un monde qui repose entre chaos et gnose Il imprègne les songes des instants…

