Noir : solitude
Blanc : silences
Gris : souvenirs
Le poète a pleuré des larmes incolores
Balbutié des chansons empreintes d’amnésie
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Lettre à l’homme qui meurt…
N’oublie pas que la vie nous égare parfois Et qu’il faut des blessures pour retrouver en soi L’espérance et l’envie d’aller bien au-delà Des grands ciels blafards et des nuits sans éclat Lorsque le monde implose, n’oublie pas qu’il y a Un monde qui repose entre chaos et gnose Il imprègne les songes des instants…
Sais-tu
Je t’ai longtemps cherché comme cherche l’enfant Le plus beau des trésors qui anime ses rêves Sais-tu que j’ai creusé de mes mains jusqu’au sang Des rivages entiers sans atteindre la grève Sais-tu qu’hier encor je regardais la mer Meurtrir de ses roulis les flancs de la falaise J’attendais l’éboulis pour que mon âme amère…
La substance des choses…
C’est ici que je vis loin de tout en Parsi Sur mon île donjon l’exil est un enclos Où l’ocre de la terre aimante l’autarcie Ma joie est ce silence où passent des échos C’est ici que j’aspire au renouveau du monde Dans mon état latent j’exorcise le doute Hologramme d’hier sur le chemin de…
Les dieux ne m’ont pas dit
Les dieux ne m’ont pas dit à quoi servait la vie Les lignes de mes mains en gardent les secrets J’aurais voulu pourtant aux soirs des nostalgies Voir les reflets grisants d’une vraie destinée Les diseuses de bonne aventure se sont tues Fastidieux espoirs, rêves déchus d’avance Les sombres lumières de l’hiver ont dansé Sur…
Contemplation…
Il n’est de plus bel hymne à celui qui voyage Qu’un silence essentiel où le cœur en extase Se vide et se remplit de tous les paysages Accrochés au Levant et qu’un soleil embrase Maintenant que le vide égare le destin Du monde qui blêmit des aurores si pâles Ô beaux chants célestes éveillez mes…
Angoisse
Quand l’ombre mortifère incise tes sanglots Tes mains froissent la brume et déchirent le ciel Y a-t-il un soleil que porte un vent nouveau Pour réchauffer ton cœur, le laver de son fiel Ô sombre précipice, ô rêves suspendus Qu’y a-t-il en chemin que ces terres d’ennui Ces rives sans sommeil où ton être éperdu…
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… silence n’est pas absence