Je n’ai rien oublié pas même un souvenir
Les heures sont si lasses mais insensiblement
Tournent les aiguilles d’une montre en argent
Que le Temps semble long, j’ai sûrement dû vieillir
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Tout est en ce qui fut…
Est-ce ta faim sans fin qui épuise le Temps Ou ta peur d’emprunter les chemins inconnus Qui grandit de l’errance et de ses contretemps S’il maudit l’espérance ou sombre dans l’abus Le monde est ce miroir qui bride tes visions Apprends que chaque rêve est source d’infini Quand tes quatre saisons épousent l’illusion Les bruits…
Quelques mots
Es-tu l’alter ego, la muse, l’égérie Es-tu l’ultime rêve auquel la vie aspire Pour enfanter les joies de tes mots-élixir Promesses d’une aube dont l’éclat de saphir Sait encenser les sens en révélant l’essence De la beauté du monde à l’homme empli d’errances
Lettre à l’homme qui meurt…
N’oublie pas que la vie nous égare parfois Et qu’il faut des blessures pour retrouver en soi L’espérance et l’envie d’aller bien au-delà Des grands ciels blafards et des nuits sans éclat Lorsque le monde implose, n’oublie pas qu’il y a Un monde qui repose entre chaos et gnose Il imprègne les songes des instants…
Saurez-vous les saisons
Saurez-vous les saisons Que l’ivresse flouait Lorsque la nuit sombrait Jusqu’à perdre raison Et si vos lunes noires Pouvaient dire mes deuils Que le silence effeuille Lorsque tombe le soir Je fuirais les chagrins Et leurs mornes prairies Pour les plaines fleuries De vos matins sereins
Lettre à la femme qui pleure
Ainsi le temps qui passe est une longue nuit L’insomnie exhume les amours faméliques Que ton cœur déchiré garde comme reliques La douleur te consume et suppure l’ennui Tu attends désœuvrée que l’oubli te guérisse De l’être qui n’est plus, que tes larmes chérissent En sanglots étouffés. Les souvenirs joyeux Reviennent par moment s’abreuver à…
L’impétueux enfer
Ô vous qui semblez sourds et qui pourtant priez Qui peut dire ce qu’il est au-delà du miroir Votre aura de façade assoiffe l’encrier Et chaque mot prédit le piètre ou l’illusoire Lorsque l’eau coulera sur l’aurore froissée Que la rouille aura pris et rongera la vie Oserez-vous encor prendre pour panacée Cet ego de…

