Je n’ai rien oublié pas même un souvenir
Les heures sont si lasses mais insensiblement
Tournent les aiguilles d’une montre en argent
Que le Temps semble long, j’ai sûrement dû vieillir
Publications similaires
Je t’écris de si loin…
Toi qui sevrais le monde et chambrais les matins Vois-tu venir le sombre essaimer ses noirceurs Dans les songes naissants des hommes sans destin Je t’écris de si loin, où frémissent les heures Lorsque l’ombre se fond dans les arbres qui bougent Tes larmes sont des fleurs qu’effeuille le malheur Tes yeux sont les reflets…
Méditation
Et dans ma nudité je contemplai mon âme Que viennent les jours noirs, que viennent les nuits blanches Les silences engendrent tant de nouveaux voyages Qui font naître des mondes où j’esquisse les trames De la vie intérieure où la Beauté sans âge Illumine le cœur quels que soit le présage Et ravive l’esprit d’une…
Une boule de stress
Sur tes joues naissent Des ruisseaux en détresse Quand tu fermes les yeux Sous ta robe bleue Que le vent meut Une boule de stress Sur tes lèvres belles Des mots qui s’amoncellent "Je meurs folle jeunesse"
L’absence
C’est d’un monde perdu sans lune et sans soleil Insondable dédale aux confins du sommeil Que les rêves maudits aux noires prophéties Viennent vicieusement infliger l’asphyxie Réveillés, les spectres labourent sans répit Les sillons encore frais de nos âmes meurtries Et leur danse macabre exhume de l’oubli Les innombrables morts qui ont pourri nos vies…
Ô grand homme, dis-moi…
Que nous reste-t-il donc, ô grand homme, dis-moi Toi qui choyais mon Nord pour m’ouvrir le chemin L’étoile s’est éteinte et l’aube en désarroi A pleuré tout son ciel et dilué mes demain Qui contera encor, ô grand homme, dis-moi Le chant de l’azalée ou du beau camélia Lorsque les alizés dansaient dans les sous-bois…
Me diras-tu mon âme…
Je te cherche partout dans le vide et le plein Dans la grande lumière et l’opaque nuée Mais mon cœur aveuglé m’a laissé orphelin De l’éclat que l’aurore offre aux fleurs en buées Souvent l’errant se perd sans trouver l’évidence Au-delà des vécus dans son monde d’airain Il espère un chemin de paix et d’abondance…

