As-tu vu sur son corps les coulisses du temps
S’ouvrir puis se fermer comme des alvéoles
Pour répandre à leur guise en entrouvant la fiole
Le poison qui pourrit les entrailles des gens ?
Publications similaires
La substance des choses…
C’est ici que je vis loin de tout en Parsi Sur mon île donjon l’exil est un enclos Où l’ocre de la terre aimante l’autarcie Ma joie est ce silence où passent des échos C’est ici que j’aspire au renouveau du monde Dans mon état latent j’exorcise le doute Hologramme d’hier sur le chemin de…
Nous sourirons demain…
Nous sourirons demain de nos gouffres béants Qui nous firent néant. Nous n’avions d’avenir Que ces temps révolus de l’aride Ispahan Nous rêvions d’abondance, il eût suffi d’un rire Nous verrons la lumière et le ballet des ombres La course du soleil du levant au couchant Et nous resterons là, en silence et vivants Dans…
Télégramme
Encore un matin, encore une nuit, rien ne les déchire, rien ne les arrête, les pages du temps reprennent le combat. Encore une nuit, encore un matin, rien ne les inquiète, rien ne les dépasse, rayés à présent, instants du passé. Encore un matin, encore une année, bourrés de promesses si souvent rompues : souvent…
Quelques mots
Es-tu l’alter ego, la muse, l’égérie Es-tu l’ultime rêve auquel la vie aspire Pour enfanter les joies de tes mots-élixir Promesses d’une aube dont l’éclat de saphir Sait encenser les sens en révélant l’essence De la beauté du monde à l’homme empli d’errances
Toi, la fille du vent…
Nous n’irons pas le jour à l’ombre des tonnelles Toi la fille du vent dont je n’ai pas la main Ecouter les refrains qui bercent doucement Les amants ivres enfin de rêveries fleuries De silences et de paix en leur frais paradis Il est tant de jardins qui courtisent le ciel Nous n’irons pas le…
Confidences inachevées
Elle se sentait née pour souffrir le martyre Ne voyait en la vie qu’éternelles douleurs Quand penchée sur son lit où couchait son désir De n’être qu’une étoile éteinte par malheur Elle, je l’ai connue douce et mélancolique Rivée à l’épave des blessures antiques Sanglotant sur sort, elle en masquait les trames Oubliant la beauté…

