Quand le soir tombe noir
Sur l’île promontoire
Que la houle écume ses incessants fracas
Sur les canons fiers tenant le Barachois
Quand la ravane roule ses langueurs telluriques
Des complaintes s’élèvent au rythme du maloya
Et font danser les ombres sur des chants nostalgiques
Quand la clameur s’évanouit nos âmes en suspens
S’élèvent des abîmes pour retenir l’instant
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À chaque seconde l’éternité vacille
Tu es le vent léger assoiffé de voyages Tu es de mille ciels, de tous les paysages Je suis l’aube immobile, aride et solitaire Je suis l’île lointaine où s’exile l’éther Et quand nos cœurs en vrac immolent leurs guenilles À chaque seconde, l’éternité vacille
Transe
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