Quand tu dors contre moi ton corps en cuiller
Enveloppe mon âme de délicieux mystères
Ils révèlent à mes sens de nouveaux univers
Que ton souffle suggère au fur et à mesure
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J’ai cueilli quelques lettres
J’ai cueilli quelques lettres Au bord de tes lèvres Et fleuri tout mon être De bleuets et d’iris J’en ai même fait des mots Murmures, souffles, esquisses Tant de rêves mis à flot J’ai cueilli quelques lettres Aux portes du matin J’ai aimé hier, aujourd’hui, demain
Confidences inachevées
Elle se sentait née pour souffrir le martyre Ne voyait en la vie qu’éternelles douleurs Quand penchée sur son lit où couchait son désir De n’être qu’une étoile éteinte par malheur Elle, je l’ai connue douce et mélancolique Rivée à l’épave des blessures antiques Sanglotant sur sort, elle en masquait les trames Oubliant la beauté…
Sur les traces d’Icare
J’ai voulu m’évader et cueillir le soleil Atteindre les sommets des monts et merveilles Mes ailes m’ont lâché, fendant le paroxysme Me laissant retomber dans mes boueuses grolles J’ai erré des années, exilé, condamné J’ai fait tant de détours pour pouvoir retrouver La ligne d’horizon de mes livides amours Echoué sur le radeau des sottes…
Il y a eu
Il y a eu ces promesses, espaces chaotiques Que mes mains ont bercé si désespérément Il y a eu ces baisers distants et rachitiques Que nos lèvres emmêlées donnaient nonchalamment Il y a eu ces grands soirs où nous trompions nos sens Quand nous faisions mourir nos moindres insuffisances Quand nos corps en sueur s’arrêtaient…
Débris de rêve
Oiseau du paradis, sais-tu que dans nos songes Nous avons vu l’enfer Dans le ciel grand ouvert où flottaient d’autres songes Aussi froids que l’hiver Nous étions tous venus chercher l’intarissable Source d’éternité Mais nous n’avons bu que l’eau de pluie acide Dans les gouffres du diable Peut-être aurions-nous pu goûter à l’innocence Aux creux…
Elle dit
Elle dit que toute l’année son cur est en automne Elle dit que chaque espoir est une déchirure Elle dit que l’avenir ravive les blessures Elle dit que le présent est un temps monotone Il y a eu tant d’amour, il y aura tant de haine Qui naîtra des instants qu’elle voulait absolus Les amants…

