J’ai voulu m’évader et cueillir le soleil
Atteindre les sommets des monts et merveilles
Mes ailes m’ont lâché, fendant le paroxysme
Me laissant retomber dans mes boueuses grolles
J’ai erré des années, exilé, condamné
J’ai fait tant de détours pour pouvoir retrouver
La ligne d’horizon de mes livides amours
Echoué sur le radeau des sottes destinées
J’attends que le vent passe et gonfle mes angoisses
Publications similaires
Ô grand homme, dis-moi…
Que nous reste-t-il donc, ô grand homme, dis-moi Toi qui choyais mon Nord pour m’ouvrir le chemin L’étoile s’est éteinte et l’aube en désarroi A pleuré tout son ciel et dilué mes demain Qui contera encor, ô grand homme, dis-moi Le chant de l’azalée ou du beau camélia Lorsque les alizés dansaient dans les sous-bois…
Entends-tu, cœur étrange…
Tous ces maux que l’on donne Au monde qui titube Sont des airs que chantonnent Les lugubres succubes Disent-ils l’insolence De nos craintes puériles Clament-ils l’impatience De nos désirs fébriles Je cherche une lumière Quelque rêve synchrone Sur les rives d’hier Où frémissent les aulnes Où puiser ce silence Qui contient l’infini Et l’auguste innocence…
Une histoire d’amour
Ce que tu crois savoir n’est autre qu’illusions Fausses amies sans gloire, avortons des passions Sans monde et sans repères, exigeant à ton âme Qu’elle s’en aille éteindre l’insaisissable flamme L’amour est ce grand vide où l’on bâtit des tours Des châteaux et des villes, des jardins, des pays Sais-tu qu’en un clin d’œil on…
Thème astral
Si je voyais en moi je verrais hors de moi Des milliers d’autres ciels et des ruisseaux de soie Où des fils de diamant comme des chapelets Traceraient les sentiers de mes folles échappées Miroir, mon beau miroir, toi la source d’images Abreuve-moi d’idées pour que je sois sans âge Pégase reviens-moi et offre-moi tes…
L’empreinte du vent sur les terres brûlées…
La lourdeur des jours ronge comme une tumeur Les morsures des songes infligent la douleur La complainte s’élève des falaises de craies Et le chant des adieux laissent s’ouvrir les plaies L’angoisse glace l’air malgré le clair de lune Du nord vient la rumeur qui court sur les dunes La nuit ne laissera, avaient prédit…
Portrait
Sa bouche est un vrai pli sur un tout chiffonné Elle a des cheveux gris très sales et pas coiffés Sa robe est déchirée : bout de tissus graisseux Ornés de feuilles mortes cachant ce corps hideux Flasque et serti de crasse, brûlé et rebrûlé Elle est sans expression, elle a les traits tirés

