…Blotti contre ton corps je me trouvais boîteux
Courant après le temps sans pouvoir rattraper
Ce dernier petit »tic » qui fait que demain naît…
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Confidences inachevées
Elle se sentait née pour souffrir le martyre Ne voyait en la vie qu’éternelles douleurs Quand penchée sur son lit où couchait son désir De n’être qu’une étoile éteinte par malheur Elle, je l’ai connue douce et mélancolique Rivée à l’épave des blessures antiques Sanglotant sur sort, elle en masquait les trames Oubliant la beauté…
Débris de rêve
Oiseau du paradis, sais-tu que dans nos songes Nous avons vu l’enfer Dans le ciel grand ouvert où flottaient d’autres songes Aussi froids que l’hiver Nous étions tous venus chercher l’intarissable Source d’éternité Mais nous n’avons bu que l’eau de pluie acide Dans les gouffres du diable Peut-être aurions-nous pu goûter à l’innocence Aux creux…
Portrait
Sa bouche est un vrai pli sur un tout chiffonné Elle a des cheveux gris très sales et pas coiffés Sa robe est déchirée : bout de tissus graisseux Ornés de feuilles mortes cachant ce corps hideux Flasque et serti de crasse, brûlé et rebrûlé Elle est sans expression, elle a les traits tirés
L’empreinte du vent sur les terres brûlées…
La lourdeur des jours ronge comme une tumeur Les morsures des songes infligent la douleur La complainte s’élève des falaises de craies Et le chant des adieux laissent s’ouvrir les plaies L’angoisse glace l’air malgré le clair de lune Du nord vient la rumeur qui court sur les dunes La nuit ne laissera, avaient prédit…
Quelle aube est sans lumière
Ton cœur a pris racine en ses hivers défuntsVois-tu encor la fleur qui s’offre à la roséeQuand l’onde caressante essaime ses parfumsLégers de brume d’ambre ou de crachin boisé Le clair de lune a lié sur la terre brûléeSes feuillages de givre où figent tes fêluresDans tes yeux pétrifiés, tes prunelles geléesSemblent deux gouffres noirs…
Lettre à la femme qui pleure
Ainsi le temps qui passe est une longue nuit L’insomnie exhume les amours faméliques Que ton cœur déchiré garde comme reliques La douleur te consume et suppure l’ennui Tu attends désœuvrée que l’oubli te guérisse De l’être qui n’est plus, que tes larmes chérissent En sanglots étouffés. Les souvenirs joyeux Reviennent par moment s’abreuver à…

