Des lettres soulignées tendues sur un grand fil
Des yeux encore clos, granges des somnolences
Le silence est passé, éclaboussant l’idée
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Faut-il naître ou mourir…
Faut-il naître ou mourir pour voir l’aube enfin Dans le ciel rouge et gris nous donner ce destin Qui porte la Beauté des rêves cristallins Jusqu’à nos âmes lourdes de siècles d’amnésies Mais avons-nous compris que la vie nous habite Et nous livre au néant dès que l’on hérite Du souffle millénaire dans un jet…
A mes petites comètes
Vous, petites comètes, profitez du Présent Sans jamais renoncer à vos rêves d’enfants La vie est tout un monde qu’il vous faut inventer Pour que demain la vie s’offre un nouveau destin Sachez que vous filez au cur de l’univers Fières mais éphémères soulignant le mystère Du souffle qui inspire les débuts et les fins…
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Saurez-vous les saisons
Saurez-vous les saisons Que l’ivresse flouait Lorsque la nuit sombrait Jusqu’à perdre raison Et si vos lunes noires Pouvaient dire mes deuils Que le silence effeuille Lorsque tombe le soir Je fuirais les chagrins Et leurs mornes prairies Pour les plaines fleuries De vos matins sereins
Débris de rêve
Oiseau du paradis, sais-tu que dans nos songes Nous avons vu l’enfer Dans le ciel grand ouvert où flottaient d’autres songes Aussi froids que l’hiver Nous étions tous venus chercher l’intarissable Source d’éternité Mais nous n’avons bu que l’eau de pluie acide Dans les gouffres du diable Peut-être aurions-nous pu goûter à l’innocence Aux creux…

