Noir : solitude
Blanc : silences
Gris : souvenirs
Le poète a pleuré des larmes incolores
Balbutié des chansons empreintes d’amnésie
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Parfum de canne
La canne avait fleuri dans les champs symétriques Où l’Histoire s’érige en pyramides noires Des nappes de fleurs blanches avaient comme une tunique Couvert des corps ébène imberbes et faméliques L’odeur de la mélasse sortaient des cheminées En lignes verticales abondamment sucrées Des femmes en sari sales leur faucille à la main Formaient des petits…
Il est tant de silences que je n’ai pas vécus…
Je ne suis pas venu chercher dans les décombres Les amours révolues prostrées dans la pénombre Les vérités fragiles que de frêles secondes Impriment sur nos vies austères et infécondes Faut-il glorifier l’éphémère insipide Dont la beauté factice camoufle le grand vide D’une âme qui languit d’avoir été meurtrie Alors qu’elle espérait s’ouvrir à l’infini…
À l’ombre délicate des aubes surannées…
À l’ombre délicate des aubes surannées Nous avons mon amour fleuri l’éternité Et cherché le ciel bleu qui enfante l’envie De rire de nouveau de nos vies de damnés Sais-tu que le vent frais apporte les fragrances De mondes mystérieux qui bruissent d’arrogance Pour défier le temps avant de s’évanouir En douces vaguelettes dont les…
Il y a eu
Il y a eu ces promesses, espaces chaotiques Que mes mains ont bercé si désespérément Il y a eu ces baisers distants et rachitiques Que nos lèvres emmêlées donnaient nonchalamment Il y a eu ces grands soirs où nous trompions nos sens Quand nous faisions mourir nos moindres insuffisances Quand nos corps en sueur s’arrêtaient…
Saint-Denis, Ile de La Réunion
Quand le soir tombe noir Sur l’île promontoire Que la houle écume ses incessants fracas Sur les canons fiers tenant le Barachois Quand la ravane roule ses langueurs telluriques Des complaintes s’élèvent au rythme du maloya Et font danser les ombres sur des chants nostalgiques Quand la clameur s’évanouit nos âmes en suspens S’élèvent des…
Me diras-tu mon âme…
Je te cherche partout dans le vide et le plein Dans la grande lumière et l’opaque nuée Mais mon cœur aveuglé m’a laissé orphelin De l’éclat que l’aurore offre aux fleurs en buées Souvent l’errant se perd sans trouver l’évidence Au-delà des vécus dans son monde d’airain Il espère un chemin de paix et d’abondance…
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… silence n’est pas absence