Des lettres soulignées tendues sur un grand fil
Des yeux encore clos, granges des somnolences
Le silence est passé, éclaboussant l’idée
Publications similaires
Il est tant de silences que je n’ai pas vécus…
Je ne suis pas venu chercher dans les décombres Les amours révolues prostrées dans la pénombre Les vérités fragiles que de frêles secondes Impriment sur nos vies austères et infécondes Faut-il glorifier l’éphémère insipide Dont la beauté factice camoufle le grand vide D’une âme qui languit d’avoir été meurtrie Alors qu’elle espérait s’ouvrir à l’infini…
Sur la pierre couchée
Sur la pierre couchée Que le Temps a poli Eros rêve à Psyché Que le Ciel avilit Le jour est essentiel Et la nuit l’est aussi Tout est superficiel Quand l’Amour en sursis Suffoque dans les eaux Du grand fleuve infernal Qui vaincra ton ego Déesse véronale Mais la Beauté enrobe De…
Pleure, mon ange, pleure
Pleure, mon ange, pleure Ce soir est le dernier Effeuillons quelques fleurs La vie nous a renié Même la lune sombre Pleure, mon ange, pleure Tout fait de nous des ombres Que nul rêve n’effleure Nos désespoirs affleurent Dans le ciel anthracite Pleure, mon ange, pleure Le Temps nous phagocyte Lorsqu’il est vrai et pur…
Dialogue avec l’Ange…
Quand tes mains auront fait les contours de ma vie Dessiné les chemins où serpentent mes jours Sauras-tu me montrer, au-delà de l’envie Ces sillons incertains où fuguent mes toujours Entends le chant du vent, il parle des mystères Du destin qui éclôt, de l’être qui se fane Sais-tu que l’infini consacre l’éphémère Dans la…
Le rêve de Sinbad
Je voudrais vous donner un rêve inachevé Choyez-le, bercez-le, qu’il soit fluorescent Quand je viendrai plus tard heurter mes insomnies Sur les appels fuyants d’une mer indomptée
Confidences inachevées
Elle se sentait née pour souffrir le martyre Ne voyait en la vie qu’éternelles douleurs Quand penchée sur son lit où couchait son désir De n’être qu’une étoile éteinte par malheur Elle, je l’ai connue douce et mélancolique Rivée à l’épave des blessures antiques Sanglotant sur sort, elle en masquait les trames Oubliant la beauté…

