Des lettres soulignées tendues sur un grand fil
Des yeux encore clos, granges des somnolences
Le silence est passé, éclaboussant l’idée
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J’ai cueilli quelques lettres
J’ai cueilli quelques lettres Au bord de tes lèvres Et fleuri tout mon être De bleuets et d’iris J’en ai même fait des mots Murmures, souffles, esquisses Tant de rêves mis à flot J’ai cueilli quelques lettres Aux portes du matin J’ai aimé hier, aujourd’hui, demain
Je sais que le temps vient…
Qui posera des fleursSur tes cendres mon cœurJetées au vent légerQui aime voyager Quand tu seras poussièreDu monde qui s’essouffleJe viendrai comme hierÉpouser chaque souffle Je marcherai vers toiDans nos pas d’autrefoisPour refaire à l’enviLes lignes de nos vies Nos rêves diluviensFleuriront les cheminsD’iris et de jasminDe l’aube qui devient Et nous irons ensembleL’amour en…
Mon amour, mon ailleurs
Où es-tu quand le soir est une chambre noire Mon amour, mon ailleurs, il est des heures creuses Tant de vaines passions. Je sais ces promenoirs Où s’attardent l’ennui et ses ombres pleureuses L’humeur peut inspirer des choses monotones À ceux qui ont fermé leur cœur à tout bonheur Sais-tu les airs nouveaux que la…
Je me souviens mon frère
À quoi servent les fleurs qu’on pose sur la tombe Quand l’être qu’on aimait repose sous la terre Va-t-on chercher l’absence à l’aube qui succombe Implorer ces rayons qui brûlent dans l’éther Il est vain certains jours de parler d’avenir Il est bon certains soirs d’épouser chaque joie On voudrait bien parfois, s’arrêter, revenir En…
Nous sommes des pirates
Nous sommes des pirates, lascars et sauvages Nous laissons naufragés accrochés aux épaves Les soldats, les marchands, les vaillants équipages Brisés, désemparés, condamnés à l’échouage Nous chantons, nous buvons, nous offrons à nos braves Le rhum qui apaise après chaque abordage Nous sommes des guerriers, barbares d’outre-tombe Et nous tuons le temps et à chaque…
La nuit parfois je rêve…
La nuit parfois je rêve à tes yeux-univers Où deux astres brillants envoûtent le ciel Et apportent l’espoir aux funestes hivers Ô toi qui ne dis rien, ô toi mon essentiel Quand ta bouche s’emplit de soupirs diluviens Des saisons pourraient naître et mourir aussitôt Dans ces lacs où la glace emprisonne le bien Qui…

