La lune était ronde et nous avions trop bu…
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Combien
Combien d’un ténébreux voyage se noient, meurent ou s’écrasent Combien s’en sont allés chercher l’inexistant Et combien souvent ne sont point revenus
Quand
Quand tombe le soir sur les plaines du sud Que le vent tourbillonne comme à son habitude Mon esprit vagabonde d’exils en solitudes Et pleure ton absence ô toi ma certitude Quand mes pensées se perdent, s’enlisent dans la brume Je sais que ton silence libère l’amertume Du jour qui n’est plus qu’un souvenir posthume…
On m’a dit
On m’a dit que l’absence Bien plus que le silence Sème l’oubli et la désespérance Comme l’ombre s’étend et agrandit le vide Une terre délaissée chante encore en moi Rhapsodie de l’exil des rêves apatrides Ile de mes ailleurs et de mes autrefois Tu as bercé l’enfant ivre d’aventures Et serti l’horizon de souvenirs-blessures
Confidences inachevées
Elle se sentait née pour souffrir le martyre Ne voyait en la vie qu’éternelles douleurs Quand penchée sur son lit où couchait son désir De n’être qu’une étoile éteinte par malheur Elle, je l’ai connue douce et mélancolique Rivée à l’épave des blessures antiques Sanglotant sur sort, elle en masquait les trames Oubliant la beauté…
Portrait
Sa bouche est un vrai pli sur un tout chiffonné Elle a des cheveux gris très sales et pas coiffés Sa robe est déchirée : bout de tissus graisseux Ornés de feuilles mortes cachant ce corps hideux Flasque et serti de crasse, brûlé et rebrûlé Elle est sans expression, elle a les traits tirés
Toi, la fille du vent…
Nous n’irons pas le jour à l’ombre des tonnelles Toi la fille du vent dont je n’ai pas la main Ecouter les refrains qui bercent doucement Les amants ivres enfin de rêveries fleuries De silences et de paix en leur frais paradis Il est tant de jardins qui courtisent le ciel Nous n’irons pas le…

